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JPV/UNAF: “Démographie : quels leviers pour permettre aux parents de réaliser leur désir d’enfants ?

Pourquoi le témoignage de Gérard Alix ?


Les membres de la conférence nationale des mouvements familiaux se sont réunis le 20 janvier 2026 sur le thème “Démographie : quels leviers pour permettre aux parents de réaliser leur désir d’enfants ? », sujet qui a été au cœur des travaux de l’assemblée générale de l’Unaf des 20 et 21 juin 2026 à Besançon

Face à la situation démographique marquée par la baisse de la fécondité et l’écart croissant entre le désir d’enfant et sa réalisation, Gérard ALIX, représentant JPV à l’UNAF, a été invité à témoigner (sous forme de capsules vidéo d’une durée d’1mn30, présentées lors de l’AG) sur le rôle de notre association pour apporter des solutions concrètes face aux freins que rencontrent les parents.

Ce thème est vaste et délicat, surtout au regard de ce que vivent les parents accueillis par JPV. Pour nous, la question de la fécondité revêt une résonance toute particulière. Et cette thématique peut être ressenti avec une certaine sensibilité, voire malaise, par les familles que nous représentons.  

C’est pourquoi Gérard et moi nous sommes beaucoup questionnés sur le bien-fondé de la participation de notre association à cette séquence au regard de l’identité de JPV, et nous ne voyions pas ce que pouvait apporter JPV comme solutions pour rassurer les parents. Face à la baisse de natalité, le frein majeur n’est pas seulement économique ou social : pour les jeunes parents JPV c’est l’insécurité émotionnelle et existentielle- JPV n’a pas vocation à encourager à “refaire un enfant”, réparer une perte par une nouvelle naissance, répondre directement aux enjeux démographiques de l’Etat.

La perte d’un enfant rend toute pression autour de la natalité potentiellement violente. La première contribution de JPV, c’est justement de protéger les parents de cette pression.

Ce que JPV peut apporter, profondément et spécifiquement : c’est rassurer sur le fait que la peur n’est pas une faiblesse
les parents endeuillés expriment souvent la peur de revivre l’impensable, la culpabilité à l’idée d’avoir encore peur, l’angoisse de ne pas “survivre” à une nouvelle perte.
JPV peut légitimer ces freins en disant clairement qu’après la perte d’un enfant, la peur est une réaction saine, humaine et protectrice – 
Rassurer, ne n’est pas lever la peur. C’est autoriser la peur à exister sans jugement. Au sein de nos antennes, nous rappelons que chaque enfant est unique, un autre enfant n’efface rien, aimer de nouveau ne trahit pas l’enfant décédé, c’est un travail de sens, pas un conseil de vie, bien sûr. Nous séparons clairement l’enfant perdu d’un autre enfant.

Enfin, dans un contexte de discours anxiogènes sur la natalité, JPV peut être un contre-espace éthique en disant que ne pas avoir d’autre enfant est un choix respectable, en avoir un autre l’est tout autant et ne pas savoir est aussi une position légitime.

Ce positionnement rassure profondément, car je pense qu’il enlève la pression sociale. C’est pour cette raison que finalement, nous avons décidé de contribuer à ces témoignages.

Un grand merci à Gérard pour son engagement.


Bruno Marchand, escorté de nos enfants, frères et sœurs chéris.

Président de l’association ANJPV

Voir en vidéo le témoignage de Gérard Alix